Plus mille fois que nul or terrien

0
3

Plus mille fois que nul or terrien,
J’aime ce front où mon tyran se joue
Et le vermeil de cette belle joue,
Qui fait honteux le pourpre Tyrien.

Toutes beautés à mes yeux ne sont rien,
Au prix du sein qui lentement secoue
Son gorgerin, sous qui doucement noue
Un petit flot que Vénus dirait sien.

Ne plus, ne moins, que Jupiter est aise,
Quand de son chant une Muse l’apaise,
Ainsi je suis de ses chansons épris,

Lorsqu’à son luth ses doigts elle embesogne,
Et qu’elle dit le branle de Bourgogne,
Qu’elle disait, le jour que je fus pris.

Rate this post
Previous articlePetit nombril, que mon penser adore
Next articlePlût-il à Dieu n’avoir jamais tâté

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here